L'énergie photovoltaïque en France

 
Un marché français qui décolle enfin 

 
L’essor récent des applications “raccordées réseau” 
 
Deux types d’installations photovoltaïques coexistent en France : les systèmes en sites isolés,
indépendants du réseau électrique et les systèmes qui lui sont raccordés.

Historiquement, jusqu'à 1999, le marché photovoltaïque français était tourné vers les applications en sites isolés. Depuis, il s’est réorienté vers les applications dites “raccordées réseau”, grâce à l’implication des acteurs français de la filière .

Aujourd’hui, le volume annuel financé en sites isolés (0,3 MW) est devenu marginal face aux besoins de financement des sites raccordés (plus de 14 MW). Sur le parc, la puissance cumulée des applications photovoltaïques raccordées au réseau en France a représenté, en 2006, plus du double de celle des sites isolés. 
 

Puissance photovoltaïque cumulée sur le marché français 

 
En France, le marché du photovoltaïque est environ 50 fois moins important qu’en Allemagne. 
 
L’île de la Réunion est devenue en 2006 le leader du marché français du photovoltaïque.

A titre d’exemple, le marché 2006 a représenté 8,4 MW dans les DOM et la Corse, et 6 MW en France continentale. En effet, l’installation de générateurs photovoltaïques dans les zones où les coûts de production de l’électricité sont les plus élevés, telles que la Réunion, est moins coûteuse. 

En France continentale, c’est la région Pays de la Loire qui est devenue leader, suivie de près par le Languedoc-Roussillon. 
 

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Le marché résidentiel se développe enfin  
 
En 2005, les entreprises représentaient près de 50% de la puissance installée en France alors que
les particuliers ne pesaient que 28% dans ce marché, le solde étant représenté par les associations et collectivités locales.

La situation a fortement évolué en 2006 puisque les installations individuelles représentent désormais plus de 60% du marché en France continentale, totalisant 3,4 MW. C’est la marque de la réussite des nouveaux outils d’incitation (tarif et crédit d’impôt). 
 

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Prix de vente et coût de production moyen 
 
Les prix de vente d’un générateur photovoltaïque sont fortement dépendants de la taille du système
et du type d’intégration au bâtiment. De nombreuses études montrent que les prix de vente décroissent de 5% par an depuis 10 ans. 

 

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Rentabilité financière des projets  

Un crédit d'impôt de 50% peut être accordé aux particuliers sur le prix des équipements hors pose pour les résidences principales.

De plus, une loi de défiscalisation est en vigueur dans les DOM et à Mayotte, mais elle n'est pas cumulable avec le crédit d'impôt.

Aucune aide publique directe n’est a priori nécessaire dans les DOM, sous réserve de défiscalisation de plein droit de l’investissement pour le collectif/tertiaire et pour les centrales ; une aide publique directe de 2,4 €/W en métropole et de 1 €/W en Corse permettrait un Taux de Rentabilité Interne du projet (TRI) de 8% pour le collectif tertiaire intégré.

De telles aides sont actuellement accordées par certains conseils régionaux (PACA, Languedoc-Roussillon et Poitou-Charentes) sur la base d’appels à projets favorisant l’émergence de produits photovoltaïques innovants et de projets architecturaux esthétiques, démonstratifs et énergétiquement performants. Ces appels à projets se sont  généralisés dans d’autres régions en 2007 avec le soutien de l’ADEME. 
 

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Perspectives de développement de la filière 
 
La France s’est dotée, le 16 juillet 2006, d’un tarif d’achat parmi les plus performants en Europe.
Elle est, pour l’instant, le seul pays à avoir affiché une telle volonté de promouvoir l’intégration du photovoltaïque au bâti, mais d’autres pays songent à suivre son exemple. On observe une croissance de 122% dans le marché du photovoltaïque.  

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Le solaire au Grenelle de l’environnement 
 
Le groupe de travail n°1 du Grenelle de l’environnement rappelle la réalité incontestable du
changement climatique et de ses impacts ainsi que l’épuisement à venir des ressources fossiles.

Une des principales mesures consiste à décarboner et réduire la production d’énergie décomposée de la manière suivante :  

  1. Passer de 9% à 20% la part des énergies renouvelables dans la consommation finale d’énergie en 2020 et viser, si possible, 25%. 
    Cela suppose un plan concerté pour mobiliser les filières les plus matures (bois combustible, hydraulique, éolien, solaire thermique), et des efforts pour développer les filières prometteuses
    (solaire photovoltaïque, géothermie à moyenne profondeur,  biocarburants de 2ème génération). 
    Cela implique l'adaptation du cadre réglementaire et fiscal, afin de prendre en compte de façon plus fine les enjeux environnementaux, économiques, sociaux.
    Par ailleurs, le groupe propose de promouvoir les nouveaux réseaux de chaleur renouvelable et de maintenir et rendre plus efficaces les réseaux existants.
     
  2. Faire des DOM une vitrine de l'excellence climatique, notamment en visant une part de 50% d'énergies renouvelables en 2020 et en prenant des mesures adaptées destinées à réduire la consommation d'énergie.
    Le groupe estime tout particulièrement nécessaire d’utiliser les réunions en régions du Grenelle de l’environnement pour affiner et préciser ces propositions.
     
  3. Amplifier les efforts de recherche et de développement pour préparer l’avenir énergétique, en priorité sur : l'industrie solaire, le stockage de l'électricité, les réseaux intelligents et les biocarburants de deuxième génération. Expérimenter le captage et stockage industriel du dioxyde de carbone.

 


© 2009 Créateur: Florian CRONFALT Rédacteurs: Florian CRONFALT, Florian MULLER, Donovan OLIVER site créé en Novembre 2008

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